«D»: ne rien toucher, laisser vivre…
Mémoire déposé par Marie Klaudia Dubé en réponse aux scénarios d’urbanisation offerts par la Ville de Châteauguay au 14 août 2009.
À qui de droit,
Je désire déposer mon point de vue quant aux trois propositions que vous nous avez étalées lors de ces rencontres d’informations concernant le boisé Fernand-Seguin. Je ne retiens aucune de ces 3 propositions. Je maintiens la proposition qui devrait apparaître en D soit celle de ne rien toucher, de laisser vivre…
D’abord, parce que nous avons la chance de posséder un trésor qui se fait de plus en plus rare: la forêt, c’est-à-dire ce qui permet aux animaux, à la flore, aux bois rares et aux citoyens de cohabiter harmonieusement telle que la nature l’a voulue et nous le permet encore. N’oublions pas que les plantes et les arbres de la forêt produisent l’oxygène qui permet aux hommes de respirer et que la forêt absorbe aussi du gaz carbonique, éliminant ainsi une source de pollution. La déforestation a également des répercussions sur la nature des sols.
Allons-nous une fois de plus, au nom du $$$$, (en passant, vous nous avez fait la preuve ce soir-là que le développement domiciliaire au lieu de nous enrichir, nous appauvrissait: du 25 millions qu’on devait il y a 10 ans, on est passé aujourd’hui à tout près de 80 millions) abattre ces arbres sans même penser à demain???? Avons-nous seulement la capacité de penser? Penser développement durable, oxygène, écosystème, déforestation, équilibre global???
Si nous possédions seulement une petite lueur quant à la possibilité de pouvoir raisonner et surtout d’en être capable, de vivre de vraies valeurs sociales pour mieux oublier l’individualiste qui sommeille en nous alors, la question de cet ordre ne se poserait même pas. On n’a pas à choisir A-B ou C mais opter pour l’option D qui se veut s’arrêter pour prendre le temps de réfléchir, réfléchir à tout ce que ce boisé apporte à notre société présente et future. S’arrêter le temps de regarder notre boisé, le temps de regarder nos citoyens, s’arrêter….
c.c.: SOS Fernand-Seguin
