Archive de août 2009

Mmmuuuuuuïïïïïïïïï mmmuuuuuuïïïïïïïïï

Sieste de maringouinPAF! Mmmuuuu… REPAF! PAFPAFPAF!!! MARINGOUINS! Me voilà « prédatée », réduite à un steak AA! Demi-tour illico! Moi qui espérait une pause à propos de mes questions sur la diffusion de nos avis citoyens…

Je remercie les maringouins de leur présence car ils me rebranchent instantanément sur l’irritation que je sens quand je me demande ce qui peut bien empêcher la Ville de Châteauguay de procéder dès maintenant à la diffusion de nos mémoires?

Pour lire ou relire quelques mémoires, cliquez ici.

Les vacances sont terminées. Pourquoi retarder la diffusion des opinions citoyennes déposées depuis déjà 14 jours? Quels trésors sont retenus? Les ressources consacrées au traitement et à la diffusion de nos mémoires sont-elles équivalentes aux ressources investies dans la consultation du secteur sud-ouest?

Le débat pour la Forêt serait enfin lancé sur la place publique: une nécessité! Je réfléchis à ces questions pendant que je prépare mon anti-moustique universel à base d’huiles essentielles!

Hélène Le Gal
Écrire ou m’écrire: edition@icivertforet.net

Appel à la cohérence

Mémoire déposé par Martine Dufour en réponse aux scénarios d’urbanisation offerts par la Ville de Châteauguay au 14 août 2009.

Je débute ce court texte d’opinion en affirmant haut et fort être convaincue que tous les acteurs impliqués de près ou de loin à ce débat, parents, adultes significatifs, élus municipaux, décideurs, ont comme valeur commune le bien-être de nos enfants, des générations actuelles et futures et souhaitent les voir vivre dans des conditions de vie saines.

Étant mère de trois jeunes «adulescents» et œuvrant en service social auprès de jeunes de notre communauté depuis plus de dix sept ans, je peux témoigner de la détresse ressentie par ceux-ci en lien avec le manque de cadre et de modèle d’identification autour d’eux: des valeurs de plus en plus floues dans une société de consommation qui a perdu tous sens de vision à moyen et long terme.

Les jeunes me témoignent quotidiennement leur malaise face à ce manque de balises et le sentiment d’être un peu laissés à eux même par les adultes qui les ont mis au monde.

Nous avons le devoir moral de guider nos enfants, de les accompagner avec toute la rigueur que le rôle d’éducateur requiert. Ces jeunes adultes en devenir ne répondent plus bêtement au vieux dicton qui dit «faites ce que je dis mais pas ce que je fais…» Terminée cette époque de l’autorité patriarcale incontestable!

Les jeunes d’aujourd’hui sont brillants, créatifs, audacieux mais surtout ils sont champions lorsqu’il est question de nous confronter à nos manquements et contradictions d’adultes, nous qui sommes supposés être des guides qui leur tracent un peu le chemin à suivre.

Nous leurs demandons encore bien souvent le respect sans condition et cela très souvent sans leur démontrer ce respect dans nos propres comportements, gestes et décisions. Nous tentons, bien sûr, de leur inculquer des valeurs de vie saines mais en parallèle nous ne les appliquons bien souvent que peu ou de façon inconsistante pour nous même dans la vie quotidienne.

JE FAIS ICI APPEL À TOUS LES ADULTES PRÉOCCUPPÉS PAR LE BONHEUR DE NOS ENFANTS.

JE FAIS APPEL À NOTRE DEVOIR DE COHÉRENCE ET DE CONGRUENCE ENTRE NOS PENSÉES, NOTRE DISCOURS ET NOS GESTES.

Si nous touchons encore à une parcelle vivante de cette planète tellement fragile, quel message envoyons nous à nos enfants?

Quelle crédibilité accorderont-il aux demandes de respect que nous leur revendiqueront encore et encore. Il est ici question du développement du jugement moral et de la conscience sociale des adultes de la société de demain.

AUJOURD’HUI, DE FAÇON URGENTE ET NON ÉQUIVOQUE, il faut concrètement démontrer à nos enfants combien nous les aimons et combien ils nous sont précieux.

Seulement à ce moment nous deviendrons des modèles de COHÉRENCE. Le rapport de respect mutuel entre les générations pourra alors s’établir sur une base solide.

La puissance de cette COHÉRENCE demeure selon moi un des leviers les plus efficaces qui contribuera peut-être à la survie de notre humanité.

Suis-je encore trop utopiste?

Considérant les enjeux multiples entourant ce débat, qui selon moi n’aurait même pas dû avoir lieu, j’énonce clairement ma position quant l’avenir du secteur sud-ouest:

Je n’appuie aucun des trois projets présentés par la ville de Châteauguay.

Je défends plutôt un «scénario D», soit celui de préserver entièrement tout ce milieu naturel du secteur sud-ouest et d’accorder un statut légal de protection au territoire de la ceinture verte tout en entreprenant des démarches afin d’acquérir les propriétés privées et/ou établir des servitudes de conservation.

De plus, je considère que Héritage Saint-Bernard demeure l’organisme qui possède l’expertise et les compétences pour évaluer et réaliser les futurs projets de mise en valeur du secteur sud-ouest.

Qu’adviendra-t-il de nos mémoires?

     Lus, compilés et, s’ils sont vraiment intéressants (sur quels critères?), ils accompagneront la synthèse présentée aux élus lors du dernier conseil municipal de l’équipe en place, le 15 septembre prochain au plus tard.

     J’ai pu échanger avec les intéressés suivants sur le sort réservé aux mémoires sur le secteur sud-ouest des citoyens de Châteauguay. Sans mandat officiel spécifique et sans élu pour piloter ce dossier de grande amplitude, MM. René Lemaire, consultant engagé par la Ville, et Luc L’Écuyer, directeur général de Héritage Saint-Bernard, siégeront sur le comité dit « aviseur ».

     Des catégories s’ajoutent à celles prévues pour les trois scénarios de développement. Des châteauguois ont donc énoncé leur vision propre, hors de l’emballage offert. La catégorie 100% Forêt y figure, et je crois en sa forte représentation!

     Aurons-nous un aperçu de la compilation des résultats avant le 15 septembre? Ah! Ce que l’impatience m’habite compte tenu de l’importance des enjeux et des énergies mobilisées par les citoyens (450+!) qui ont bravé la période des vacances pour s’exprimer.

     Contrairement au déroulement cloisonné des séances de consultation, aurons-nous accès, cette fois-ci, au partage collectif et ouvert des avis de nos concitoyens? Serons-nous aussi bien traités que les consultants-experts qui ont eu une vitrine sur Internet?

     Ces mémoires précieux illustrent un point de vue local qui mérite d’être lu à bien plus grande échelle: il s’agit d’une Forêt exceptionnelle! Une telle puissance verte (merci Julie!) mérite une vitrine exceptionnelle!

Hélène Le Gal
Pour écrire ou m’écrire: edition@icivertforet.net